Mali: Les autorités mettent fin à l’accord d’Alger

Suite aux sanctions infligées au Mali par la CEDEAO, après le coup d’État du 24 mai 2021, le Président Algérien s’était dit disposé à aider le Mali à mettre en place un plan de sortie de crise. Le président du Comité de suivi de l’Accord pour la paix et la Réconciliation nationale issu du processus d’Alger avait donné des assurances dans ce sens.

Mais cette volonté manifestée par l’Algérie, s’est révélée ne pas être sincère, selon les autorités maliennes. Ce qui a conduit le président de la transition  Assisi GOÏTA à mettre fin à  l’accord d’Alger.

Selon un communiqué lu à la télévision nationale, les autorités dénoncent « le changement de posture de certains groupes signataires de l’accord, devenus des acteurs terroristes », et accusent l’Algérie d’héberger des bureaux de représentation de ces derniers.

Bamako déplore également  la volonté des autorités Algériennes à maintenir le régime de sanctions des Nations Unies concernant le Mali, au moment où le Mouvement des Non Alignés et la Fédération de Russie s’y opposaient dans l’intérêt du Mali qui demandait la levée dudit régime.

Selon les autorités Maliennes, après analyse de ces cas, il ressort une perception erronée des autorité Algériennes, qui considèrent le Mali comme leur arrière cours et un État paillasson sous fond de mépris.et de condescendance.

Tous ces éléments sont pour les autorités Maliennes, suffisants pour mettre un terme à  l’accord d’Alger « avec effet immédiat ».

Bamako invite tous les autres groupes signataires dudit accord de paix, non impliqués dans le terrorisme, à s’inscrire dans l’esprit du dialogue direct inter-Malien ouvert à tous les compatriotes épris de paix.

Lors de son discours de nouvel An, le 31 Décembre 2023,  Assimi Goïta avait annoncé la nationalisation du processus de paix inter Malien. Le président avait indiqué vouloir  éliminer les racines des conflits communautaires et intercommunautaires.

Etant donné que les multiples accords avec plusieurs pays se sont révélés inefficaces, le Mali est en devoir d’exprimer sa souveraineté.

Hamid SEYDOU

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