Sous la direction d’Ibrahim Traoré, le Burkina Faso se prépare à réaliser un projet ambitieux : la construction de sa première centrale nucléaire, en collaboration avec la Russie. Cette initiative vise à renforcer la souveraineté énergétique du pays et à répondre aux défis énergétiques croissants.
Une délégation Burkinabè récemment en Russie, a confirmé que le pays a désormais « finalisé les documents essentiels » pour ce projet, et que la signature officielle d’un accord entre les deux pays devrait intervenir dans les semaines à venir. Cette déclaration a été faite en marge des discussions entre la Russie et l’Alliance des États du Sahel (AES) à Moscou. L’objectif de ce partenariat est de définir les contours et les spécifications de la future centrale nucléaire, un projet qui s’inscrit dans une volonté stratégique de modernisation énergétique.
En août 2024, des discussions entre des représentants de Rosatom, l’agence russe chargée de l’énergie atomique, et Yacouba Zabré, le ministre burkinabè de l’Énergie, ont permis de poser les bases de cette collaboration. Il ne reste désormais plus qu’à formaliser les engagements des deux parties pour lancer la construction.
Ce projet a été lancé officiellement en octobre dernier à Moscou et a pris une forme plus concrète en juin avec la signature de deux mémorandums d’entente. L’ambition du Burkina Faso est de mettre en place des petits réacteurs modulaires (SMR), une technologie avancée qui permettra de doubler la capacité de production d’électricité du pays d’ici 2030.
Ce projet nucléaire s’inscrit dans un contexte où l’accès à l’électricité reste limité, avec seulement 45 % de la population burkinabè desservie en 2020, avec une perspective d’une couverture de 75 % fin 2025.
L’énergie produite par cette centrale sera utilisée exclusivement à des fins pacifiques : alimentation des foyers, soutien à l’agriculture, à la recherche et à la médecine. Le ministre burkinabè de l’Énergie, Yacouba Zabré, se dit optimiste et compte sur l’expertise de Rosatom pour mener à bien cette transition énergétique.
Amen K.