Dans le cadre de l’élaboration de l’avant-projet de la charte pour la paix et la réconciliation au Mali, la commission de rédaction a entamé une série de consultations auprès des institutions clés du pays. Lundi dernier, le président de la commission, accompagné de son équipe, a rencontré les membres de la Cour suprême, dirigée par le Dr Fatoma Théra. Cette démarche s’inscrit dans une volonté d’inclusivité, visant à recueillir les contributions et suggestions de toutes les parties prenantes pour aboutir à un document consensuel et porteur d’espoir.
Lors de cette rencontre, le président de la commission a présenté un compte rendu des différentes consultations déjà menées et a remis une synthèse du document aux membres de la Cour suprême. Il a insisté sur l’importance d’une approche inclusive, soulignant que la réussite de ce projet dépend de la participation active de toutes les composantes de la société malienne. « La paix et la réconciliation ne peuvent se construire que par le dialogue et l’écoute de toutes les voix », a-t-il déclaré.
Le Dr Fatoma Théra, président de la Cour suprême, a salué cette méthodologie participative, tout en réaffirmant l’engagement de son institution à contribuer à ce processus historique. « La Cour suprême jouera pleinement son rôle en formulant des observations et des réflexions sur ce projet de charte nationale pour la paix et la réconciliation. Nous mesurons toute la portée de cet acte et nous vous félicitons pour le travail accompli. Cet avant-projet servira de boussole pour la paix et la réconciliation nationale dans notre pays, qui en a vraiment besoin », a-t-il affirmé.
Après la Cour suprême, la commission s’est rendue auprès des membres de la Cour constitutionnelle, où Ousmane Issoufi Maïga a exprimé sa sensibilité aux préoccupations soulevées. Ces consultations auprès des hautes juridictions témoignent de la volonté de la commission de s’appuyer sur l’expertise et l’expérience des institutions nationales pour garantir la crédibilité et la légitimité du futur document.
Ce processus de rédaction de la charte pour la paix et la réconciliation représente une lueur d’espoir pour le Mali, un pays marqué par des années de conflits et de divisions. En associant les institutions, les acteurs politiques et la société civile, la commission espère poser les bases d’un dialogue national durable et inclusif. Le chemin vers la paix reste long, mais ces consultations constituent une étape cruciale pour un avenir plus apaisé et uni.
Amen K.