Burkina Faso : Marwane Ben Yahmed ou la malhonnêteté d’un journaliste mercantiliste éhonté usant du chantage au détriment de l’éthique.

Tout récemment, le Président Ibrahim Traoré a levé le voile sur une pratique aussi courante que scandaleuse : celle des médias mercantiles proposant, contre espèces sonnantes et trébuchantes, de « blanchir » l’image des dirigeants africains. Selon ses révélations, dès son arrivée au pouvoir, Jeune Afrique lui aurait tendu la facture en échange d’une couverture favorable. Refusant ce marché de dupes, le capitaine Traoré est aussitôt devenu la cible privilégiée d’une machine médiatique bien rodée, où l’objectivité se monnaie et la vérité se négocie au plus offrant.

Plutôt que de répondre à cette accusation précise, Marwane Ben Yahmed, directeur de publication de Jeune Afrique, préfère botter en touche avec un article fielleux, évitant soigneusement le sujet pour déverser son fiel habituel : « Ce n’est pas en portant des accusations grossières […] que le chef de la junte fera oublier qu’il a mis la démocratie burkinabè à genoux ».

Belle diversion, mais pitoyable esquive. La question est simple : Jeune Afrique a-t-il, oui ou non, proposé un « service de blanchiment d’image » contre rémunération ? Au lieu d’y répondre, le média préfère jouer les vierges effarouchées et accuser le Président Ibrahim Traoré de tous les maux, une stratégie bien connue des manipulateurs professionnels.

Ce silence coupable en dit long sur l’éthique à géométrie variable de ces prétendus « journalistes », dont le vrai métier consiste à monnayer leur plume au profit des puissants ou, à défaut, à salir ceux qui refusent de jouer leur jeu. Jeune Afrique n’est pas un média : c’est une officine de communication politique déguisée en magazine, où l’on achète des articles comme on achète des armes, pour faire la guerre par proxy.

Aux Burkinabè de tirer les conclusions qui s’imposent : quand un média préfère l’insulte à la transparence, c’est qu’il a quelque chose à cacher. Et quand il se permet de donner des leçons de démocratie tout en pratiquant le chantage éditorial, il ne mérite qu’un traitement : le mépris.

Amen K.

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